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L'avenir de l'UE : Macron propose les euro-obligations, Merz la coopération renforcée

12-02-2026 18:46

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L'avenir de l'UE : Macron propose les euro-obligations, Merz la coopération renforcée

By Giusy Rossi - Germany is hostile to the French proposal for a new common debt. Berlin relaunches enhanced cooperation at the EU summit on February 12

 

EU/FRA - Pendant la deuxième semaine de février, le président français Emmanuel Macron a réaffirmé son engagement en faveur des progrès nécessaires à l'intégration européenne. Ses prises de position sur certains points ont, comme à son habitude, bénéficié d'une large couverture médiatique.

Le président français a notamment souligné que l'Europe ne peut plus se permettre de rester un marché simple, fragile et divisé. Il a également insisté sur le fait que les fonds européens doivent financer le développement des entreprises européennes et décourager les agissements opportunistes et prédateurs venus de l'extérieur de l'Europe. Dans un monde en proie à des crises géopolitiques, à la concurrence économique et à des transitions majeures, Macron a réitéré que l'Union doit devenir une puissance véritablement démocratique, sous peine de perdre toute influence. C'est dans ce contexte qu'il convient d'insister sur le renforcement de la défense commune et de l'autonomie stratégique dans le domaine numérique.

À l'Élysée, on constate une prise de conscience croissante du fait que l'initiative politique ne peut se limiter à des slogans, dans un contexte plus complexe que jamais pour l'avenir de l'Union européenne et Macron s'est montré très précis et concret dans les instruments proposés. Pour financer les investissements, l'autonomie stratégique, l'innovation et la sécurité, le président français entend promouvoir des réformes autorisant une dette commune, essentiellement des euro-obligations, tout en sachant que ses alliés historiques allemands ne seront pas favorables à cette initiative, compte tenu des failles de la coopération et de la concurrence avec Berlin. Concernant ses relations avec les deux derniers chanceliers allemands, Macron a entretenu des relations notoirement tumultueuses avec Scholz, et celles avec son successeur, Merz, évoluent au gré des sujets abordés. Le dernier désaccord stratégique entre Macron et Merz portait sur l'accord UE-Mercosur, impopulaire auprès des industriels français et perçu par l'Allemagne comme un marché d'exportation potentiel pour les produits manufacturés. Le rejet de cet accord par la France, fruit de la diplomatie commerciale de la Commission von der Leyen avec les pays du Mercosur, a eu un impact considérable, compte tenu du feu vert de Rome. La suspension substantielle de l'accord par le Parlement européen et sa saisine de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) n'ont fait qu'exacerber les tensions entre Paris et Berlin. 

Les deux dirigeants se sont rencontrés le jeudi 12 février, en pré-sommet en Belgique, à la veille du Conseil informel sur la compétitivité convoqué par la Commission européenne. Macron a ainsi rapproché ses positions de celles de Merz, déclarant : « La priorité est une réponse à très court terme, qui consiste à mettre en œuvre tout ce sur quoi nous sommes d'accord. » Il a ajouté : « Nous devons agir vite et prendre des décisions très concrètes d'ici juin. » Et de conclure : « Si nous n'atteignons pas l'objectif de 27, nous aurons l'occasion de renforcer notre coopération pour avancer plus rapidement. »

La large couverture médiatique des accords possibles entre Macron et Merz lors du sommet belge démontre que toute l'Europe s'est toujours souciée de la santé des relations franco-allemandes, considérant que ce n'est que lors des phases de coopération accélérée, de compromis et, finalement, d'accord entre les deux pays fondateurs que le processus d'intégration a progressé concrètement.

Macron a assurément maintenu son discours au niveau d'un dialogue indirect avec d'autres figures clés du débat, comme Mario Draghi et son récent appel à un « fédéralisme pragmatique » pour faire progresser l'intégration européenne, qui a marqué son discours d'investiture à l'Université de Louvain.

Les semaines à venir permettront d'évaluer l'impact des initiatives d'Emmanuel Macron dans les forums auxquels la France participera.

 

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ITA - Nella seconda settimana di febbraio, si è intensificato l'impegno del Presidente francese Emmanuel Macron sul fronte della proposta riguardo i progressi da fare per l'integrazione europea. La sua insistenza su alcuni punti, hanno avuto, come di consueto, grande eco sui media. 

Essenzialmente il leader francese ha sottolineato che l’Europa non può più permettersi di restare un semplice mercato aperto, fragile e diviso. E che i fondi europei debbano finanziare lo sviluppo delle imprese europee e non favorire opportunismi extraeuropei. In un mondo attraversato da crisi geopolitiche, competizione economica e transizioni epocali, Macron ha ribadito che l’Unione deve diventare una vera potenza democratica, oppure rischia l’irrilevanza. E in questo quadro, va letta la sua enfasi sul rafforzamento della difesa comune e sull'autonomia strategica in campo digitale.

Cresce la consapevolezza all'Eliseo, che l'iniziativa politica non potrà fermarsi agli slogan, in un contesto mai cosi complesso per i destini dell'Unione europea. In questo quadro, Macron è apparso molto specifico e concreto negli strumenti proposti. Per finanziare investimenti, autonomia strategica, innovazione, sicurezza il Presidente francese intende promuovere riforme che autorizzino debito comune, sostanzialmente gli Eurobond, ben consapevole che gli storici alleati tedeschi non saranno favorevoli, richiamando l'attenzione sul crine della cooperazione della competizione con Berlino. In termini di bilancio del suo rapporto con gli ultimi due cancellieri tedeschi, Macron ha notoriamente avuto rapporti altalenanti con Scholz e sono in evoluzione, a seconda dei dossier in campo, con il suo successore Merz. L'ultimo distinguo strategico di Macron con Merz ha riguardato l'accordo Ue-Mercosur, inviso ai produttori francesi e ritenuto invece in Germania un mercato di sbocco dei manufatti da esportare. Il no della Francia all'accordo, prodotto dell'appeasement con i Paesi del Mercosur della diplomazia commerciale della Commissione Von der Leyen, è stato di forte impatto, considerando il via libera giunto invece da Roma. La sostanziale sospensione e rinvio del Parlamento europeo dell'accordo al vaglio della Corte di Giustizia europea, non ha giovato alla distensione fra Parigi e Berlino. 

I due si sono ritrovati giovedi 12 febbraio in un prevertice, preceduto da un primo incontro tra Merz e Meloni, alla vigilia del Consiglio informale dei 27 in Belgio sulla competitività indetto dalla Commissione europea, presenti anche Draghi e Letta. Macron pur ribadendo che è preferibile puntare su debito europeo da 1200 miliardi, non ha cercato una contrapposizione frontale con Merz, al punto di dichiarare: "La priorità è una reazione anzitutto a brevissimo termine che consiste nel mettere in atto tutto ciò su cui siamo d'accordo", ha affermato. "Dobbiamo andare veloci e avere decisioni molto concrete entro giugno" ha aggiunto concludendo significativamente: "Se non si avanza a 27, ci daremo la possibilità di fare cooperazioni rafforzate per andare più rapidamente".

La vasta eco sui media dei profili di intesa fra Macron e Merz, testimonia che tutta l'Europa guarda da sempre allo stato di salute delle relazioni tra Francia e Germania, considerando che è solo nelle fasi di accelerazione della cooperazione, del compromesso e infine dell'intesa tra i due Paesi fondatori che il processo di integrazione ha fatto concreti avanzamenti.

Macron ha sicuramente tenuto la sua narrazione ad un livello di indiretta interlocuzione con altri protagonisti del dibattito. Il Presidente francese ha citato ad Anversa Mario Draghi, anche se ha preferito non farsi fare ombra dal clamore suscitato a Lovanio dal “federalismo pragmatico” proposto dal granc commis italiano. Con Letta Macron ha condiviso, seppur indirettamente, una crescente assertività comunicativa centrata sulla distanza dal nuovo corso a Washington.

Le prossime settimane saranno un banco di prova per l'impatto delle iniziative di Emmanuel Macron nei consessi ai quali la Francia parteciperà.

 

Giusy Rossi @europolitiche.it*

 

This contribution is not a journalistic article but an analytical brief - Questo contributo non è un articolo giornalistico ma un brief analitico


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